Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine

Des horizons d’analyse pour le printemps québécois

19 octobre 2012

Dans le cadre du Séminaire international GRIPAL 2012 Les printemps des peuples, venez assister à une discussion autour de la grève étudiante. En compagnie entre autre de Gabriel Nadeau-Dubois, Marc-André Cyr et René Delvaux, animée par Catherine Huart, le 19 octobre à 15h30.

La sensibilité des membres du GRIPAL pour le travail théorique capable de renouveler les analyses politiques – notamment des soulèvements populaires – rend impossible de ne pas tourner le regard spécifiquement sur ce que le Québec a vécu ce printemps. Pour contribuer à la réflexion commune, nous proposons de revoir les événements entourant la grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité à la lumière de notre conceptualisation de ce qu’est une « interpellation plébéienne ».

Au Québec en 2012, pendant quelque temps, on eut l’impression que les intérêts corporatistes cédaient le pas à une large mobilisation montrant que l’ordre fait des laissés pour compte, des sans-parts, des voix qu’on n’écoute pas. Dans une certaine mesure, cette large mobilisation renvoie à l’image centrale de notre théorisation : dans la Rome Antique, à plusieurs reprises, la plèbe se retire entière sur le Mont Aventin et met le Sénat devant les limites de l’ordre qu’il représente. Elle exprime son ras-le-bol et vit par le fait même un moment de subjectivation politique. La mobilisation sociale du printemps québécois fut-elle une interpellation plébéienne? Qu’apprend-on en la revisitant sous cet angle? Voilà ce qu’on demande à nos deux invités.

René Delvaux, étudiant militant et membre du GRIPAL. Vécu d’un militant du point de vue de L’interpellation plébéienne : se retirer sur l’Aventin.

Gabriel Nadeau-Dubois, ancien porte-parole de CLASSE (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante). Vécu d’un porte-parole du point de vue de L’interpellation plébéienne : faire le lien entre l’Aventin et le Sénat.

Débat ouvert animé par Catherine Huart.