Chroniques de recherche
Tomando posse da terra: a experiência agridoce de um assentamento do MST
Publié le 23-10-2009 à 23:12Chronique Bagua/ Crónica Bagua
Publié le 26-08-2009 à 04:21 Toni Giménez
Montréal,
le 24 août 2009
(la versión en español sigue abajo)
(Département de l’Amazonas péruvien, provinces d’Utcubamba et Bagua : Bagua Grande, Bagua, communautés de l’Alto Marañón)
Je m’excuse d’emblée de la forme un peu désordonnée du texte qui suit. Je voulais qu’il soit disponible le plus tôt possible, mais composer quelque chose qui se tienne s’est avéré plus difficile que prévu, même si j’ai renoncé à vous donner tous les détails du Baguazo que l’on peut trouver ailleurs.1 Le ton personnel, voire intime, de confesión dans le sens quasi religieux du terme a fini par s’imposer, bien qu’il soit truffé de données plus ou moins objectives nécessaires à la compréhension du tout...
Le MST au pays des gauchos (Brésil)*
Publié le 17-07-2009 à 00:00André Corten
Montréal, le 8 juillet 2009
La plaine légèrement ondulée s’étend à perte de vue. Au loin des troupeaux. Sont-ce les descendants des bovins abandonnés par les Jésuites quand leurs Missions furent détruites en 1768 ? La professeure P. me le rappelait, ce bétail, se reproduisant sans contrainte, redevint sauvage. Ceux qui avaient les moyens de payer une milice de cavaliers pour les capturer et ensuite pour les garder pouvaient se constituer un énorme troupeau. Ainsi presque sans coûts, ils vendaient en abondance viande salée et cuir, à l’Europe notamment. Aujourd’hui, de plus en plus les latifundistes se transforment en agro-industriels. D’autres disparaissent en payant leurs dettes aux banques. Quant aux terres excédentaires ou moins productives, elles sont attribuées par l’INCRA (Instituto Nacional de Colonização e Reforma Agrária) aux candidats de la réforme agraire. Les «occupations» du MST (Movimento dos Trabalhadores rurais sem terra) forcent la cadence de ces attributions...
Le MST et le droit de rêver de la terre (Brésil) *
Publié le 11-07-2009 à 00:00André Corten
São Paulo, le 4 juillet 2009.
L'école itinérante a été fermée par la Secrétariat d'État, mais elle continue à fonctionner. Effectivement, de l'intérieur on entend des enfants répéter des mots comme "lutte", "base", "collectif", "terre"... C'est la méthode Paulo Freire, ajoute fièrement un responsable. On peut d'ailleurs lire le nom de Paulo Freire sur un pan de la baraque de l'école. À ses côtés, une baraque "bibliothèque". Baraque, c'est le terme utilisé pour désigner ces logis faits de murs de plastique noir qui ne tiennent debout que par quelques piliers et lattes de bois. C'est ainsi dans les "acampamentos" du MST (Mouvement des sans terre - "Movimento dos Trabalhadores rurais sem terra")...
Chroniques Yasuni (Équateur) *
Publié le 01-07-2009 à 00:00André Corten
Quito, le 17 juin 2009
La piste en terre est tout à fait fonctionnelle. Un petit avion vient d’y décoller. Quand on débouche de la route, c’est la première chose qu’on voit. Ensuite, on pénètre dans un Centro poblado qui s’étire jusqu’à la forêt et est encadré par des collines boisées et embuées de nuages de vapeur. On imagine à l’horizon, l’immensité du Parc Yasuni que les Huaoranis essaient de défendre contre les ambitions des pétrolières. En 2005, ils avaient encore tenu la une de l’actualité en s’opposant aux concessions de perforation pétrolière accordée par le gouvernement de l’époque. Pour le moment le Président Correa avec l’appui de groupes internationaux, notamment hollandais et italien, agite le schéma (certains doutent qu’il ira jusqu’au bout de sa démarche) d’une bourse disons du contre-carbone. L’Amazonie régénère, dit-on, près du tiers des besoins en oxygène de la planète. Chacun devrait contribuer à sa préservation et compenser financièrement l’Équateur si ce pays continue à renoncer d’exploiter le pétrole dans ce parc connu pour son extraordinaire biodiversité (mais aussi riche en pétrole). Le parc national Yasuni a été déclaré en 1999 par l'UNESCO Réserve Mondiale de la Biosphère...