Haïti: les camps ou le mépris social
Publié le 01-07-2010 à 16:06


Article envoyé au Devoir le 12 juin 2010.
André Corten, Professeur de science politique, UQAM
La semaine dernière, de petites émeutes de la faim. Aujourd’hui, une manifestation. Les maisons dont on avait vanté la coquetterie sont en fait en plywood avec des toits de tôle. On est au camp Corail. Y sont entassées des personnes déplacées pour la seconde fois. Auparavant et dès le soir du séisme, ces personnes avaient laissé leurs maisons détruites – écrasées comme on dit en créole – pour s’installer sur le terrain de golf de Pétion-ville. Il ne fallait pas que cela dure: d’où traitement de faveur...(lire la suite).